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II convient de noter que les indications obteniies dans les Anl. C 2 et C 3 sont extraites du journal (1) du régimenf d'infanterie n" 108 et de celui de la lre compagnie de campagne du 12mL bataillon du génie; elles ont, vraisemblablement, été consignées le 22 Aoüt.

Le sous-officier de santé Rost, interrogé six mois plus tard, le 6 Mars 1915, prétend cependant avoir, le 21 Aoüt 1914, aper^u des têtes de femmes derrière les hommes qui tiraient des fenêtres et dont quelques-uns étaient en bras de chemise (C. Anl. 59). Un réserviste du 108rae régiment, Emile-Bruno Lange, interrogé aussi le 6 Mars, déclare qu'il a vu une femme d'un certain age tirer d'une maison éclairée par la lueur de la lanterne qui brülait dans la rue (C. Anl. 60). Un autre soldat du même régiment, Vorwieger, affirme aussi le 6 Mars 1915 avoir vu dans une maison, au moment oü il voulait y entrer, une femme d'environ trente ans, qui s'y tenait debout, le revolver en main, prête a tirer (C. Anl. 61). Un réserviste du 12me bataillon du génie, Kurt Büchner, interrogé le 6 Novembre 1914, affirme que les tireurs étaient des civils sans insignes militaires (C. Anl. 4). Le lieutenant Brink qui conduisait la section de la compagnie du génie, déclare, par contre, le 20 Février 1915, quil na Das vu les tireurs (Die Schützen habe ich nicht geseheti), mais ajoute que ceux-ci n étaient certainement pas des militaires paree que les blessés avaient de nombreuses blessures causées par des plombs (C. Anl. 5). Enfin le Dr Köckeritz, tout en déclarant le 2 Février 1915, que les habitants tiraient des maisons avec des fusils a plombs, ne spécifie pas qu'il a apergu lui-même des civils en train de tirer, mais semble, tout au moins sur ce point, rapporter ce qui lui a été dit (C. Anl. 67).

On se trouve donc en présence d'affirmations contradictoires. Faut-il ajouter foi aux constatations des journaux de guerre (2) rédigés fort peu de temps, peut-être quelques heures avant les événements, ou aux dépositions isolées, et d'ailleurs divergentes entre elles, recueillies longtemps après. (D'après le sous-officier allemand Peisker, fait prisonnier le 17 Septembre 1914, le feu dirigé sur les maisons avait un caractère préventif, voir'p. 248.)

Comment les témoins ont-ils pu constater qu'il s'agissait de civils, puisqu il faisait nuit noire, 1'éclairage public ayant été détruit dès le moment oü les troupes allemandes atteignirent les premières maisons de Dinant?

Si donc les troupes allemandes faisant leur reconnaissance ont réellement rencontré de la résistance (3), elles n'ont pas pu cons-

(1) P'us exactement, ces indications sont extraites des rapports de combat (Gefechtsbericht) des deux unités en question "sur le combat livré a Dinant dans la nuit du 21 au 22 Aoüt 1614

(2) Même remarque qu'a la note 1 ci-dessus.

(3) Ce fait ne résulte, d'ailleurs, aucunement, ni du rapport de M. Tschoffen (p. 200), ni de Ia note de Mgr Heylen (p. 469).

Cette et les autres du même genre que 1'on trouvera dans 1'extrait du Livre Gris que nous reproduiSons ne se réfèrent non aux pages du présent volume mais a celles du Livre Gris beige (Ier tirage) ou du Livre Blanc allemand.

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