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L'erreur du commandement allemand est d'une grande importance : c'est d'elle que part 1'argumentation qui va permettre d'incriminer Ia population civfle.

C'est ce qui s'est fait a propos de la reconnaissance du 21 Aoüt, comme on vient de le voir. Bïen que 1'identité des auteurs des coups de feu tirés ce soir-la ne fut pas établie, et qus les journaux du régiment n° 108 et de la lrc compagnie du 12me bataillon du génie se soient abstenus d'accuser formellement la population, le rapport du Bureau Militaire de Berlin déclare qu'il fallait s'attendre a ce que la population civile participat aussi a la lutte lors des opérations ultérieures (p. 118).

f Une fois sur cette pente, il ne s'arrête plus et le préjugé s'y déploie dans toute son ampleur. Dans les préparatifs de défense aits par 1'armée frangaise et constatés au cours de la reconnaissance du 21 Aoüt, le rapport voit la preuve d'une préméditation des " francs-tireurs " II était clair écrit-il, " que cette attaque de la population contre le détachement envoyé en reconnaissance (le 21), s'était effectuée conformément a un plan, qu'on était informé a Dinant de 1'opération projetée, et qu'on avait mis a profit les dispositions prises de longue main dans ce dessein. La préparation résultait notamment des meurtrières dont étaient pourvus un grand nombre de maisons et de murs „ (p. 117 du Livre Blanc).

On présutne, sans preuve ni controle, que ces meurtrières ont été aménagées par la population.

C'est dans cette conviction préétablie, que les Allemands se représentèrent en force a Dinant le 23 Aoüt pour enlever de haute lutte le passage de la Meuse. Ce jour-la, les troupes frantaises occupaient la ville dans les mêmes conditions que les jours précédents, tenant fortement la rive gauche, surveillant la rive droite. Elles s'étaient établies dans les maisons, dans les jardins étagés sur la cöte, derrière les murs percés par elles de meurtrières; des mitrailleuses étaient braquées en divers endroits, notamment pour commander 1'accès du pont. La partie de la ville construite sur la rive droite n'était parcourue depuis le 16 Aoüt que par des patrouilles ou de faibles détachements de reconnaissance. Le 22 Aoüt cependant, le faubourg de Leffe avait été le théatre d'une petite opération menée par un détachement du génie francais, sous la protection d'une section du 373me : une maison, située en face de la rue Saint-Jacques, empêchant les mitrailleuses frangaises de prendre d'enfilade cette rue dans laquelle les Allemands devaient déboucher en sortant de la citadelle, le détachement fit sauter cette maison vers 13 heures.

que, par une attaque nocturne, le 2me bataillon du régiment de fusiliers n° 108 a, prés de (bei) Dinant, rejeté la nuit précédente 1'adversaire sur la rive gauche de la Meuse (C. Anl. 1). II s'agit sans doute encore ici de la reconnaissance entreprise le 21 Aoüt dans la soirée par ledit 2">e bataillon et une section du génie. L'information semble, toutefois, erronée en ce sens, tout au moins, que la reconnaissance n a pas eu le résultat indiqué.

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