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opérations de francs-tireurs (Fratiktireurwesen). Comme ta population continuait, malgré tout, comme auparavant, a infliger des pertes aux troupes en train de combattre, on passa a 1'exécution des otages. Sinon, la prise d'otages n'eüt eu d'autre signification qu'une vaine menace. Leur exécution était d'autant plus justifiée que, en présence de la participation générale de la population au combat, il pouvait difficilement s'agir la d'innocents. Cette mesure ne pouvait être évitée, étant donnés Fobjeetif militaire (Kriegszweck) a atteindre et le danger de la situation dans laquelle se trouvaient les troupes attaquées sournoisement par derrière

(p. 123). „

On le voit, 1'exécution en masse et .sans enquête d'otages devient légitime dès lors qu'elle peut aider a la réalisation d'un objectif militaire. II ne parait nullement établi que les coups de feu dirigés sur les pionniers construisant le pont eussent été tirés par des civils. Le même jour, en effet, vers 6 heures du soir, le major Karl-Adolf-Heinrich von Zeschau, adjudant du général commandaut le XIIme corps d'armée (1), arrivait a la Meuse au faubourg de Les Rivages. II constate que les grenadiers du 101"e régiment sont la en ordre de marche et attendent que le pont soit terminé pour passer sur la rive gauche. Les maisons étaient fermées et tout paraissait tranquille (p. 120 et 184). Néanmoins, il s'enquiert du point de savoir si on a fouillé les maisons voisines ; comme on avait négligé cette précaution, on procédé immédiatement a une perquisition, et un sergent vient avertir le major que les maisons sont vides.

Un peu plus tard, quand le pont était a rnoitié construit, le major s'en retourne chez le général pour lui faire son rapport (C. Anl. 45)

Pour toute süreté et avant même 1'arrivée du major K.-A.-H. von Zeschau, les grenadiers avaient d'ailleurs déja pris comme otages un grand nombre d'habitants (p. 121 et C. Anl. 39). Au surplus, un homme que les documents allemands désignent comme le bourgemestre des Rivages s'était présenté et avait donné 1'assurance que les habitants, d'ailleurs dépourvus d'armes, ne méditaient aucune agression sur les troupes (C. Anl. 43 et 44 et p. 128). Cet homme qui, au demeurant. n'était pas bourgmestre des Rivages (cette localité ne constitue pas une commune distincte), fut même envoyé par les autorités allemandes sur la rive gauche de la Meuse " pour exhorter au calme la population de Neffe „ (p. 121).

D'autre part, lorsque les troupes allemandes arrivèrent a Les Rivages et commencèrent la construction du pont, il y avait encore sur 1'autre rive des détachements de 1'armée frangaise : le journal de guerre de la 3me compagnie du génie de campagne le constate en mentionnant que le feu ennemi venant de la rive gauche n'était a ce moment que trés faible (C. Anl. 39).

(1) A ne pas confondre avec le major Arnd Maximilian Ernst von Zeschau (C Anl. 40).

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