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11 est vraisemblable que, pour justifier par après eet acte abominable, on s'est efforcé d'en atténuer 1'horreur, en mettant en avant, comme toujours, 1'excuse que ces malheureux avaient com-

mis des actes de " francs-tireuts. „

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Le manque de sang-froid des troupes allemandes. — Un fait bien caractéristique qui montre la nervosité maladi«e des militaires allemands et la facilité avec laquelle ils perdent la la tête, est rapporté a 1'Anlage C. 14.

Deux caporaux de la 12me compagnie du 108me régiment d infanterie y rapportent que, dans 1'après-midi du 23 Aoüt, de 1'infanterie fut appelée a 1'aide par un train d'artillerie de campagne qui, prés du fort de Dinant, était assailli par huit civils ar-

més de fusils. ,

Voila donc au moins une vingtaine de soldats, appelant a 1'aide pour combattre huits civils !

Autre fait. Le lieutenant Schreyer, apercevant, du versant droit des fonds de Leffe, de la canaille suspecte (verdachtiges Gesindel) qui se trouvait sur le versant opposé, ne tire-t'il pas sur le groupe sans aucune provocation et uniquement paree que ces gens, vus a distance, lui paraissaient suspects ? (C. Anl. 26, p. 157.)

Autre fait encore. Le général-major Francke, commandant le régiment d'infanterie n° 182, rapporte que, le 23 Aoüt sans doute, — la date n'est pas indiquée, — on lui amena un homme qui portait le brassard de la Croix-Rouge et que des soldats, d'après des indices d'ailleurs des plus vagues et peu probants, suspectaient d'avoir tiré sur les troupes allemandes.

Cet homme ayant déclaré qu'il était médecin et qu il n avait pas tiré, le général lui ordonna de panser des blessés ; comme il n'avait pas d'objets de pansement sur lui, le général 1'envoya en chercher dans la pharmacie voisine.

Arrivé dans cette pharmacie, le médecin essaya de s'enfuir; la conclusion que 1'on tire de cette tentative est que 1'homme était un " franc-tireur „ (C. Anl. 16) et qu il ne portait le brassard de la Croix-Rouge que dans le but de nuire, sous sa protection, avec moins de risques aux Allemands (p. 122 du Livre Blanc).

La conduite de cet homme n'est-elle cependant pas bien explicable si 1'on songe qu'il avait été témoin des agissements des troupes allemandes et qu'il y avait lieu pour lui de redouter que, soup£onné d'avoir tiré, il ne füt — comme le turent les otages des Rivages, les occupants de la Fabrique de Leffe, et tant d'autres — livré au peloton d'exécution ? N'ayant pas réussi dans sa tentative de fuite, il fut d'ailleurs fusillé sur-le-champ par le caporal et le soldat qui 1'avaient accompagné a la pharmacie. A cet acte de justice sommaire, le général Prancke, qui le rapporte, ne trouve pas un seul mot a redire.

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