Onderstaande tekst is niet 100% betrouwbaar

* *

Le traitement des femmes, des vieillards et des enfants. — Des invraisemblances ont été signalées plus haut dans diverses dépositions reproduites dans le Livre Blanc. II s'y trouve aussi des affirmations heurtant de front des réalités matérielles certaines et indiscutable. II en est tout particulièrement ainsi, lorsqu'il s'agit du traitement réservé aux femmes, aux enfants et aux vieillards, lesquels auraient été épargnés pour autant qu'on ne les ait pas pris sur le fait ou qu'on ne se soit trouvé, vis-a-vis d'eux, en situation de lëgitime défense (p. 123).

Ainsi, le capitaine von Montbé affirme, d'une fa^on générale, que les troupes allemandes n'ont pas fait subir de mauvais traitements aux habitants de Dinant (C. Anl. 8). Le Dr Sorge, médecin assistant de réserve du ler bataillon du 108e régiment de fusiliers, affirme que les femmes, les vieillards et les enfants furent toujours épargnés (C. Anl. 5). Le capitaine Wilke de la 6e compagnie du 178e régiment d'infanterie, dit qu'il refut des ordres dans ce sens (C. Anl. 26). Oswald Göpfert, tambour au 3e bataillon du 178e régiment d'infanterie, affirme que les hommes seuls furent fusillés et que les femmes et les enfants furent conduits en süreté dans un couvent (C. Anl. 79). Le journal de guerre du 100e régiment de grenadiers affirme que les habitants n'ayant pas d'armes furent conduits a la prison et que les vieillards, les femmes et les enfants furent remis en liberté (C. Anl. 6). Walter Loser, lieutenant de réserve de la 5e compagnie du 100e régiment de grenadiers, assure que 1'on n'a fusillé que les civils qui tiraient sur les troupes, que les soldats ne se rendirent coupables d'aucune cruauté et qu'ils transportèrent, même a travers les rangées de maisons en feu, des vieillards caducs et des enfants (C. Anl. 80). Le sous-officier Teubner et le sergent Bartsch, 1'un et I'autre de la compagnie de mitrailleuses du 103e régiment d'infanterie, ont fait et ont vu sauver par des soldats, parfois au risque de leur vie, des hommes, des femmes et des enfants qui se trouvaient dans les caves de maisons en feu (C. Anl. 53 et 81). Georges von Lüder, capitaine du 2e bataillon du 103l régiment d'infanterie, a également constaté beaucoup de mansuétude de la part des soldats envers la population dinantaise (C. Anl. 85). Severin Schröder, capitaine de la 6e compagnie du 103e régiment d'infanterie, rapporte que, dans la nuit du 23 au 24 Aoüt, il fit donner a des civils qui, au nombre de 150 a 200, dont beaucoup de femmes et d'enfants, étaient retenus prisonniers dans quelques maisons, du pain, du riz, et du saucisson prélevés sur les vivres que ses hommes étaient, sur ses ordres, allés prendre pour leurs propres besoins dans les maisons dont une partie étaient détruites (C. Anl. 84). Le Dr Marx, médecin chef de réserve du 2e bataillon du 100® régiment de grenadiers, a soigné, le 23 Aoüt, des Dinantais blessés et n a constaté pendant toute cette journée aucun excès de la part des soldats allemands (C. Anl. 87). Georges Bartusch,

Sluiten