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sergent au ler bataillon du 100e régiment de grenadiers, croit que les 50 ou 100 personnes fusillées sur 1'ordre du lieutenantcolonel Kielmannsegg étaient exclusivement des hommes, mais il admet la possibilité qu'une partie des femmes et des enfants qui s'étaient abrités derrière le mur contre lequel se trouvaient les suppliciés, aient été tués soit par des balles qui traversèrent le mur, soit par des coups de feu de 1'ennemi, tirés de la rive gauche (C. Anl. 10). Franz Schlosser, soldat de la 10e compagnie du 101e régiment de grenadiers, prétend, se trouvant sur la rive gauche de la Meuse, avoir vu de ses propres yeux plusieurs femmes tirer d'une maison sur lui-même et sur ses camarades. On perquisitionna dans les maisons et il croit qu on n'y trouva que des femmes et des enfants. Quant aux armes ou aux munitions, qui auraient dü logiquement y être découvertes, il n'en est pas question dans la déposition. Cependant, les maisons furent incendiées; les femmes et les enfants furent emmenés prisonniers (C. Anl. 42). Enfin, le lieutenant Lemke, de la 6e compagnie du 103e régiment d'infanterie, a, pendant quelques jours qui suivirent 1'incendie de Qinant, pourvu d aliments et de couvertures un certain nombre d'habitants. 11 relève spécialement qu'il fit donner de la farine a 1 ambulance de la Croix-Rouge installée a Bouvignes. Le bourgmestre et le " chatelain „ de Bouvignes, ainsi qu'un M. van Willmart se seraient même formé, a cette occasion, une haute opinion de TAllemagne (1) (C Anl. 83).

Si 1'on admet qne tous ces témoins disent la vérité, ce que les déclarations de plusieurs prisonniers allemands (Voir p. 238 a 276) permettent de ne faire que sous réserve, comment expliquer qu'un nombre considérable de vieillards, de femmes et d'enfants furent tués le 23 et le 24 Aout a Dinant ? Les listes de cadavres identifiés contiennent les noms de 71 personnes du sexe féminin, de 34 personnes dépassant 1 age de soixantedix ans ainsi que de 39 enfants et adolescents de moins de seize ans et dont le plus jeune avait trois semaines !

A qui fera-t-on croire que tous ces vieillards, ces femmes et ces enfants ont ou bien été pris les armes a la main, ou atteints par des balles fran?aises ou allemandes, ou bien encore qu ils ont, a Les Rivages, quitté 1'emplacement qui leur avait été assigné, pour rejoindre le groupe des otages masculins? A-t-on donc massacré ces derniers avec une précipitation telle que 1 on n'apergut même pas les femmes et les eniants qui se trouvaient parmi eux (p. 123, al. 3) ?

Au demeurant, si, notamment après les abominations du 23 Aoüt, des soins ont été donnés a des blessés civils par des médecins allemands, si des aliments ont été remis a des gens retenus prisonniers, si des soldats se sont conduits avec correction

(1) Ils avaient cependant été témoins des massacres et de 1'incendie de Dinant!

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