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Le sac de Dinant et les légendes du livre blanc Allemand du 10 mai 1915

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mesuré du récit que M. Tschoffen fait, en particulier, des êvénements des Rivages (Rocher Bayard) est plus convaincant que 1'ernportement passionné du plaidoyer du major Schlick (1).

Au demeurant, 1'Administration communale de Dinant avait, le 6 Aoüt, ainsi que les autorités militaires allemandes 1'ont certainement constaté, fait placarder les deux affiches dont le texte suit et qui étaient signées par le bourgmestre M. Defoin:

I. — Avis aux Habitants de la Ville de Dinant

" Avis est donné aux habitants, sous peine d'arrestation immédiate, d'avoir a porter au bureau de police tous les appareils de transmission ou de réception pour télégraphie sans fil toutes les armes a feu et munitions qu'ils possèderaient. „

II. — Avis aux Habitants

" II est formellement signalé aux habitants que les civils ne peuvent se livrer a aucune attaque ou violence par les armes a feu ou autres contre les troupes ennemies.

" Semblables attaques sont prohibées par le Droit des gens et exposeraient leurs auteurs, peut-être même la ville, aux plus graves conséquences. „

Les ordres de 1'Administration furent exécutées strictement et entendus par les habitants, qui connaissaient déja les procédés de 1'armée allemande mis en application dans les villes et villages

du Nord de la province de Liége.

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Des " francs-tireurs „ tirent sur une colonne de prisonniers beiges. — On peut se faire une idéé de la puissance de la hantise du " franc-tireur „ sur 1'esprit des officiers allemands en voyant le sous-lieutenant Lemke affirmer que des coups de feu qui furent tirés une nuit a Dinant-Bouvignes, entre le 23 et le 26 Aoüt, étaient le fait de " francs-tireurs (C. Anl. 83).

II ne devait guère y avoir beaucoup d'autres troupes allemandes a Dinant-Bouvignes a 1'époque oü cette fusillade se produisit, qu une section de la 6me compagnie du régiment d'infanterie n" 103 (2); il s'y trouvait, par contre, un convoi de 3.700 soldats beiges prisonniers arrêtés sur la voie du chemin de fer prés de la .gare de Dinant. Vers 3 heures du matin, des coups de feu

(1) Voir p. 220 et 221.

(2) Cette section était commandée par Lemke, qui, bien que simple souslieutenant de réserve, a été, aux dates qu il indique, commandant de place a Dinant-Bouvignes Le passage des prisonniers beiges n'a d'ailleurs certainement pas eu lieu avant la nuit du 24 au 25 Aoüt.