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éclatent; il s'ensuit parmi les prisonniers une panique et deux soldats beiges sont tués par des sentinelles. En outre, un Beige aurait été blessés par des plombs. Est-il admissible que des " francs-tireurs, „ beiges aient tiré des coups de feu dans 1'obscurité contre une colonne composée de compatriotes ?

Le sous-lieutenant Lemke ajoute que des officiers beiges prisonniers et le bourgmestre de Bouvignes, auxquels il avait expliqué le fait, se seraient exprimés en termes sévères au sujet des " francs-tireurs „ (1). Le témoignage du bourgmestre de Bouvignes ne figure pas dans le Livre Blanc pas plus, d'ailleurs, que celui des officiers beiges prisonniers.

Le Dr Petrenz prétend de son cöté avoir soigné a Dinant un civil qui aurait raconté a des officiers du régiment des grenadiers avoir re?u un coup de feu de francs-tireurs paree qu'il avait refusé de leur permettre de se cacher dans sa maison. Le témoignage de ce civil ne figure pas dans le Livre Blatic et son nom n'y est pas cité.

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Coups de feu tirés d'une ambulance. — Sur la rive gauche de la Meuse, une grande maison avait été aménagée en ambulance de la Croix-Rouge ; le drapeau de Genève flottait sur l'immeuble.

Lorsque 1'attaque des Allemands se pronon^a le 23 Aoüt et que ceux-ci canonnaient et mitraillaient la rive gauche, on songea naturellement a protéger les blessés abrités dans l'immeuble. On boucha les fenêtres au moyen de matelas, de couvertures, de planches, etc.

II n'en fallut pas plus pour faire dire que la maison, quoique portant le drapeau de la Croix-Rouge, était mise en état de défense.

Le sous-officier Bruno Esche, du 100e régiment de grenadiers, qui se trouvait sur la rive droite le 23 Aoüt dans 1'après-midi, inspecte cette maison au moyen de jumelles et constate le fait matériel de la clöture des issues. II prétend aussi apercevoir a hauteur d'homme des meurtrières (C. Anl. 70). Esche s'est, sans aucun doute, trompé : les prétendues meurtrières sont vraisemblablement des trous pratiqués dans les chambres a hauteur du plancher pour aider a la ventilation, conformément a 1'usage existant dans certaines régions de la Belgique.

Un officier de réserve du même régiment, Ernest-Rudolf Prietzel, a son attention attirée par le même batiment. II 1'examine et la seule chose qu'il relève, c'est que les murs de clóture

(1) D'après la note de Msr Heylen, évêque de Namur, du 31 Octobre 1015, le bourgmestre de Bouvignes oppose un démenti a 1'affirmation du sous-lieutenant Lemke (Voir p. 471).

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