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Le sac de Dinant et les légendes du livre blanc Allemand du 10 mai 1915

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Le médecin d'Etat-Major Petrenz (1), qui a visité le monceau de cadavres, entre dans des détails : il évalue les tues a trente ou quarante, des jeunes gens pour la plupart et quelques femmes. II a trouvé sous 1'amoncellement des victimes deux enfants, tune de cinq ans, non blessée, a laquelle il a donné du chocolat, F autre d'enviroti dix ans, qui avait une blessure au genoux. II s'est assuré le lendemain qu'on n'a pas enterré de vivants.

Le major Paazig (2) a vu les cadavres, " Leurs blessures font supposer qu'elles ont e'te' faites par des projectiles d artillerie. „

Le feldwebel Bartusch (3), manifestement interrogé sur le meurtre defemmes et d'enfants a Dinant, essaie de le justifier, maïs par malheur, il confond les deux scènes II n a vu que lai fusillade du mur Tschoffen et c'est pour celle-la qu il invente une explication. " Des femmes, écrit-il, ont pu se trouver derriere le mur et être tuées par les balles qui ont traverse ce mur, ou bie" elles sont tombées sous les balles des Francais venant de 1 autre

ri ve.

Dépositions contradictoires qui se détruisent 1'une 1 autre !

Voici ce quecrit enfin le Rapport général :

" Aux Rivages, quelques femmes et enfants furent atteints, lors de 1'exécution des otages. Ils avaient, a i'encontre des dispositions prises et dans la confusion generale, quitte la place qui leur avait été indiquée a 1'écart des hommes et avaient rejoint ces derniers. (Annexes 45 et 46). „ _

Nous faisons remarquer avant tout que ces^ explications, qui ne sont basées sur aucun document de 1'enquete, sont tnventees de toutes pièces par le rédacteur du rapport. Elles sont en outte en contradiction, formelle avec les faits. Les quarante-cinq victimes de Neffe ont été arbitrairement détachées d un groupe preceden de prisonniers, transpor,éeS sur la rive Es. de la Meuse e,» deux fois iointes aux vingt-sept victimes de Saint-Paul et a celles d'aütres quartiers. II ne s'est fait, a ce moment, aucune distinction entre les jeunes gens et les vieillards, entre les-hommes, les femmes et los enfants. Tous furent mis en rangs par les soldats et poussés au mur du jardin Bourdon, contre lequel ils ont ete

fusillés. . ^

" Ils avaient tiré sur nous ! „ dit le Livre Blanc. Ce te accu^i tion ne tient pas : les collines garnies de bu.ssons et les maisons d'oü prétendument les coups de feu sont partis, etaient occupées, depuis 6 heures du matin, par les troupes allemande..

La vérité sur la scène du Rocher Bayard, nous allons l apprendre des Allemands eux-mêmes.

Pendant plusieurs heures, entre ie moment ou lls ;urent arrachés a leurs maisons et a la fusillade, les civils de Rivages

(1) Annexe 51.

(2) Annexe 49.

(3) Annexe 10, p. 137.