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pas pour ainsi dire, dans la traversée du diocèse, a cherché a se protéger derrière un rempart de civils ?

A Dinant, le 23 Aoüt, entre 8 et 11 he ires du matin, les soldats francais gui occupaient la crête de la rive Ousst voyaient alignés aux Rivages, au lieu dit la iedoui-c, de nombreux civils, hommes, femmes et enfants. Et derrière ce rempart vivam, s'abritaient et tiraient, agenouiilés, des soldats allemands !

La même scène s'est reproduite place d'Albeau et a d'autres endroits de la ville.

Dinant compte maintes de ces pauvres victimes qui furent atteintes par les balles de leurs propres arnis.

A un notable qui protestait contre cette v-iolation criante du Droit des gens, 1'officier se borna a répondre : ' J'ai mes soldats a protéger ! „

Le lendemain matin, une dame que le^ soldats voulaient empêcher de se mettre en sécurité, osa dire a Tofficier ; " N'êtesvous pas honteux d'exposer ainsi des : imes at des enfants ? „ Et lui de dire : " Si notre sang doit couler, le vötre peut bien couler aussi! „

Ces faits nous rappellent 1 aveu que. nous faisait il y a quelques mois un officier allemand : " Cette guerre n'a rien de chevaleresque. II iaut reconnaïtre que nou.s, Allemands, nous avions une culture supérieure. Mais il est triste de dire que, a peine la guerre déclarée, il n'en restait plus rien. „

Nous signalons aussi comme une flagrante injustice d'avoir, sans enquête préalable, rendu les civils responsables des quelques travaux de défense qu'avait faits 1'autorité militaire frangaise, notamment aux maisons du quartier Saint-Médard et dans les rues du faubourg de Leffe. Le Livre Blanc en a, d'ailleurs, grossi singulièrement le nombre et 1'importance.

Les Allemands oublient ils aüssl qu'ils avaient fait des travaux de 1'espèce aux maisons des Rivages ?

Que signifient enfin ces r;proches ncessants d'avoir " barricadé les maisons, de les avoir apprêtées pour le combat ? „ Si les habitants avaient soigneusement fermé portes et volets, mis parfois des matelas aux fenêtres, c'étaient des mesures de précaution contre les balles et les bombes a main, inesures que légitimait la scène du vendredi soir.

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Le territoire de Dinant et des environs a été le théatre de bien d'autres faits auxquels nous ne pouvons accorder qu'une mention accessoire.

La chaise aux civils — vraie traque au gibier — dans les marsons, dans les rues, dans les montagnes et dans les ruines, s'est poursuivie pendant trois jours. On ne saura jamais les souffrances qu'ont endurées les pauvres victimes,, mais ont peut s'en faire

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