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In memoriam

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libéralisme humanitaire, mais de la liberté fondée sur les droits inaliénables de la conscience individuelle. Ce fut a ces principes, dérivés du christianisme de la Réforme et forti fiés par ses etudes et son expérience, qu'il devait vouer sa vie et ses talents. Déja il en était le disciple, il ne tarda pas a en devenir 1'apötre. II le fut dés lors, croyant devoir communiquer au roi ses objections. II faut dire a 1'honneur du roi, qu'il ne lui retira ni son estime ni sa confiance. Curieux et intéressant spectacle! Un jeune homme distingué par la faveur royale, secrétaire privé d'un monarque presque absolu, employant, dans le palais même de son souverain, ses heures de loisir a rédiger une feuille d'opposition — les »Idees Néerlandaises" —, ne cachant nullement ses convictions a son maitre, qui, de son cóté, tout en tenant a ses propres idéés, savait estimer d'autant plus son serviteur pour sa droiture, qu'il sentait qu'on ne peut s'appuyer que sur ce qui résiste, — voila bien une scène de la vie de la cour, qui ne se rencontre pas souvent! II y eut même un instant oü il sembla que les idéés de M. Groen prévaudraient. Ce fut vers la lin de 1829, quand, au sujet des licences de la presse, le roi publia un manifeste qui excita une vive sensation, document non seulement rédigé, mais aussi congu par le secrétaire du roi, exprimant en termes non équivoques la politique qu'il n'avait cessé de conseiller. Mais ce ne fut qu'une lueur. Bientót 1'esprit d'indécision reprit le dessus et le x Gouvernement s'écarta de nouveau de la route indiquée. Malgré tout cela les relations entre le roi Guillaume et son secrétaire n'en restèrent pas moins intimes, et la di vergen ce de vues ne porta nulle atteinte a 1'attachement dévoué que