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monde entier, se manifeste aussi dans l'histoire du genre humain, en tant que cette histoire est identique avec 1'accomplissement graduel du conseil divin. Pourtant, il n'y a pas de progrés réel qui ne soit conforme aux décrets immuables du Tout-Puissant, et ne soit en même temps un développement sain et normal des conditions historiques antérieures. Ge n'est que le fruit müri du temps passé qui peut devenir semence de vie. Ainsi une nation, méritant ce norri, n'est pas une agglomération d'individus isolês, vivant sur le même sol, mais un être collectif, vivant, organique, personnel. Ses lois, pour avoir de la vitalité, doivent être en même temps lê produit de sa propre histoire, et 1'expression de sa fidélité a la volonté de Dieu.

Voila en peu de mots le fondement d'un systéme oii tout se tient, se suit, se serre de prés, et dont tous les détails ne sont que les déductions inévitables d'une seule idéé dominante. M. Groen lui donna le nom de politi/fue antirévolutionnaire, opposée en principe a ce qu'il nommait la Révolution. La Révolution pour lui était moins un événement historique qu'une notion philosophique, plutöt une idéé qu'un fait, ou mieux encore — elle était aux yeux de M. Groen tout un ordre d'idées et de faits, résultant d'un principe diamétralement opposé a celui dont il se fit le chaleureux et intrépide défenseur. Selon lui, révolution veut dire cette tendance d'esprit, eet ensemble de vues, cette direction de la vie qui, méconnaissant les droits inviolables de Dieu, se trouve sciemment en révolte contre ses lois, prend pour point de départ le droit supposé de 1'homme au lieu de son devoir, pour guide la raison naturelle au lieu de la révélation divine, 1'arbitraire

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