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quand sa voix semblait se perdre dans le désert, dans la bouche de eet ascète parlementaire, de ce Jean-Baptiste politique, elle retentit corame un cri de la conscience, dont 1'accent de vérité convaincue se fbrca un chemin pour éveiller un écho, sinon sympathique, du moins sérieux et puissant.

Fort de sa conviction, M. Groen trouva d'ailleurs un appui moral dans le sentiment qu'il était »l'élu du peuple" comme pas un de ses collégues. Des milliers d'électeurs lui donnaient leur voix, et même quand parfois il ne se voyait pas élu, n'ayant obtenu la majorité dans aucun district, le nombre total des suffrages réunis sur lui excédait de beaucoup celui dont tout autre eut pu se glorifier. II se sentait, bien réellement le réprésentant du peuple, du vrai peuple, parmi lequel peut-être ne se trouvent »pas beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles," du vrai peuple protestant, industrieux, honnête, patriote, chrétien, bien différent de la plèbe ignorante et prolétaire, très-distinct du cercle restreint des électeurs de y>la nation légale". II se savait le représentant de cette partie de la nation qui en forme le vrai noyau, et dans laquelle le type national avec ses besoins et ses aspirations, sa foi et sa vie, est resté le plus pur et le plus intact.

Si M. Groen, bien que se sentant appuyé par toute une phalange d'adhérents, dont il portait la bannière, trouva dans la Ghambre même bien peu departisans, les antagonistes certes ne lui manquèrent pas. Parmi ceux-la il y en avait un surtout, que son caractére et ses talents rendaient digne d'être son adversaire. G'était M. Thorbecke, long-

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