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In memoriam

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temps député et trois fois premier ministre, sous beaucoup de rapports le contraire de Groen van Prinsterer, son antipode politique. Gombien de fois se sont-ils rencontrés en combat singulier dans 1'arène parlementaire, ces deux chamPions redoutables! Quand ils entraient en lice pour croiser leurs épées, la Ghambre entière contemplait ce duel d'éloquence avec un intérêt excité non seulement par le sérieux de la lutte, maïs aussi par 1'adresse des combattants. L'un semblait un gladiateur romain, saisissant d'une main ferme son ^laive court et tranchant, pour en frapper son adversaire; lautre, un gymnaste grec, maniant avec dextérité" sa lame affilée, et en portant, d'un coup d'oeil vif et sur, la pointe aux défauts presque imperceptibles de la cuirasse de son adversaire. Quelle joute entre ces deux maitres d'armes, poursuivie avec une courtoisie qui, chez M. Groen du moins, ne se démentit jamais, même lorsqu'il blessait de sa sani>lante ironie. Son épée était acérée, mais il combattait la visiére levée, et jamais son rival n'eut lieu de se plaindre de ses assauts.

Pourtant la lutte corps a corps de ces deux athlètes parlementaires était bien autre chose qu'un jeu d'escrime; c était un combat a outrance de principes opposés et hostiles, qui s'étaient comme incarnés dans chacun d'eux. Malgré l estime qu'ils se portaient mutuellement, ils se sentaient diamétralement opposés. »Votre croyance n'est pas la mienne, avait écrit Thorbecke dans sa jeunesse déja, a son ami de collége. Ge fut la la vraie clef de leur antagonisme. II y avait plus que divergence d'opinions; il y avait différence de nature. Thorbecke, tenant peu de compte dans ses théories des situations historiques, cosmopolite