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Quoique une, fimple , indivifible , la fenfa» ïion eft objet ou idéé, defir ou volonté, & fentiment. Nous venons de le rrouver.

Cela pofé : mon ame étant imprégnée d'une telle couleur , d'un tel fon, d'un fel goüt, d'une telle odeur, d'i«n te! Ftrouchement, &c. douSoureux $ ces ©bjets do'.'loureux , j'en ai confcience , & me font néce ffairernent defirer , vouloir un changement d'état.

Or , je dis que cettt couleur, ce fon, ce gout , cette odeur, ce attouchcment font fentis étendus ainfi que les f nrimens de douleur qu'ils me font éprouver : & que par confi quent les uns & les autrts font div fibles pour mon ame« Et cue la confcience que j'en ai ainfi que la volonté , font indivifibles comme inétendues , paree que 1'une & 1'autre ne font que le réfultat, 1'efTet de ces fenfations.

Mais nous appel'ons penfée la conféquence, 1'etTet ou le réfultat néceflaires d'une fenfation. Le moi penfant, c'eft le moi ayant confcience d'une fenfation : c'eft le moi confidérant, examinant ce qui fe paffe en moi, c'eft-a-dire, mes fenfations : c'eft le moi jugeant, voulant d'après les fentimens de mes fenfations. Or, ce moi eft indivifible, quoiqu'ü ne faffe qu'un avec la fenfation.

Ainfi en diftinguant dans la penfée , i°. 1'objet & le fentiment qui font fentis étendus &

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