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Questions métaphysiques, dont la solution importe a l'humanité.

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| Mais de queile foule d'idées celles du jufte & de 1'injufte ne font-elles pas le réfultat ! Bira-ron qae nous naiffons avec une connoiffance parfaite de la morale & des loix, fur Iefquelles on a fait plus de vingt mille traités tous différens, qui tous fe contredifent, paree que jufqu'a ce moment il y a eu fur le jufte & fur Knjufte autant de fentimens que de têtes. Et ce n'eft pas tout :il faut de plus connoitre ce qui peut nous bkffer, pour fa voir ce quipeut bieffer les autres , & 1'expérience feule nous 1'apprend. Voyez les enfans; ils frappent, ils blefient fans favoir ce qu'ils font, fans méchanceté. Quant a l'homme, il voit prefque toujours les autres dans une autre pofition que lui; Sc en conféquence, il croit pouvoir lui faire avec jufiice ce qu'il feroit bien fiché qu'on lui fit. C'eft bien différent , dit-il ; cet homme eft dans une telle circonftance & moi je n'y &« pas. Je puis donc fans être injufte lui faire tel'e chofe qu*il ne feroit pas jufte qu'il me fit. Celui-ei eft riche , dit le pauvre , & moi je n'ai rien. Pourquoi cette différence ? Tous les biens doivent être en commun. Donc, &c. Cet homme , dit le riche & le noble, né dans un état abject, eft fait pour fouffrir; accoutumé k la mifère, k la fatigue, aux coups, il ne les fent pas. Donc, &c. Celui - cl ne penfe pas comme moi, c'eft un

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