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J. }. R O V S S E A V- ÏT

& que les penfeurs furtout & les pbilofophes n'eusfènt rougi d'avoir contemplé fi longtems les debors de cette machine immenfe , fans trouver , fans föupconner même la c!ef de fa conftitution , & toujours groffiérement bornés par leurs fens, de n'avo:r jamais fu voir que matiere , oü tout leur montroit qu'une autre fubftance donnoit la vie i 1'univers & l'intelligence a 1'bomme. C'eft alors, Monfieur, que la mode eut été pour cette nouvelle philofophie, que les jeunes getis & les fages ft! fuffent trom-és d'accord, qu'une doctrine fi belle, fi fublime, fi douee & fi confolante pour tout homme jufie, eut réellementexcité tous les hommes k la vertu, & que ce beau mot A'humanité, rebattu maintenant jufqu'a la fadeur, jufqu'au ridicule, par les gens du monde les moins humains , eüt éié plus empreint dans les coeurs que dans les livres. II eüt donc- fiiffi- d'une fimple tranfpofuion de tems pour faire prendre tout le. contre - pied a la mode philofophique, avec cette différence que ceile d'aiir jourd'hui , malgré fon clinquant de paroles , ne nous promet pas une génération bien eftimable, ni des pbilofophes bien vertueux-

Vous obje&ez, Monfieur, que fi Dieu eüt voulu obliger les hommes a le connoitre, il eüt mis fon exiftence en évidence a tous les yeux. C'eft a ceux qui font de Ia foi en Dieu un dogme néceffaire au falut, de répondre k cette objection , & ils y lépondent par Ia révélation. Quant a moi, qui crois en Dieu fans croire cette foi néceffaire,.je.ns.

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