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Histoire d'Estevanille Gonzalez, surnommé Le garçon de bonne humeur.

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53* Histoike

Le bonhomme ne vit pas fans plaifir parohrö nos mules chargées de balots, qui lui femblèrent autant de tréfors, & c'eft ce qui d'abord attira fon attention. Je lui préfentai fa bellede, qu'il re9ut le plus gracieufement du monde. II fut fort content de fa figure, & fur-tout il admira fon air modefte, qu'il ne pouvoit concffier avec 1'idée qu'il s'en étoit faite. S'étant attendu a voir une perfonne ardente & vive, d m'en fit compliment en fa préfence. Mon fils,' me dit-il, j'applaudis a ton choix, & je t'avertis que tu n'auras plus toute ma tendreffe, tu n'en auras déformais que la moitié.

Si don Vincent trouva mon époufe aimable, il fut encore plus charmé de fa dot que je lui montrai. II y a, lui dis-je, dans ces facs, vingt mille piftoles. Comment, vingt mille ! interrompit avec précipitation mon père. Ne m'as-tu pas mandé que ta femme devoit t'apporter en mariage trente mille piftoles , tant en or qu'en pierreries ? Pardonnez - moi, lui répondis - je , auffi j'en fuis en pofleffion. J'ai dix mille piftoles en diamans, autant en or, &; j'ai mis dix mille autres piftoles entre les mains d'Abel Zacharie, fameux banquier de Madrid. Mon père frémit a ces derniers mots. Ah! miférable ! me dit-il: qu'as-tu fait ? Tu as confié ton argent... II eft en fureté, lui répliquai-je brufquement: