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d'Est e vanille. yij de plaifir. Vous vous imaginez bien que fi ie fis cette obfervation a I'age que j'avois, ma marraine , qui étoit grecque fur ce chapitre-la , ne manqua pas de la faire auïïi de fon cöté. Je m'appercüs même qu'elle en eut une fecrète joie.

Notre borine amie Alzine venoit queiquefois nous voir a la ferme de Talego; mais pour une vifite qu'elle nous faifoit, nous lui en rendions quatre, paree qu'elle avoit toujours bonne corhpagnié, ce que cherchoif ma marraine. Toutes les fois que nous allions chez la veuve de 1 aigüazil , nous étiohs süres d'y trouver deux ou trois officiers de marine, de même qu^un jeune lieutenant d'infanterie , qui n'attendoit , difoit-il, qü'une occafion favorable de paffer a Gènes pour aller joindre fon régiment dans le Milanez, & qui pourtarit he partoit point. Croirez-vous bien que j'étois la caufe de ee retardemeht? Ce militaire, qui fe nommoit don Gabriel de Gineftar, plus frappé fans doute du vif éclat de ma jeunefle que de ma beauté, devinÊ amourcux de moi; mais au lieu de me déclarar fapaffion comme un étourdi, il eut la prudence de la cacher fous un deliors trompeur , dont tout le monde eut été la dupe. Pour moi j'adimrois ce gargon-la. J'étois étonnée de voir un adolefcent de fa profeffion, fi fage & fi pofé.

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