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Lettres sur les dangers de changer la constitution primitive d'un gouvernement public. Ecrites à un patriote hollandois.

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l9n CINQÜ-IEMÊ LETTRE.

rok de quelques voyageurs en roer, qui voudroieni ordonner eux-mêmes comment mettre les voiles , diriger le gouvernail, & marquer le cours a tenir..

Vous voyez, Monfieur, que le défir de fe procufer la liberté, c2e(t - a - dire, un fi muiacre de liberté, une indépendance , une diflblution des liens, qui font d'une multitude un corps politique, fut la caufe que les Athéniens y gagnerent une adminiftration beaucoup plus arbitraire , & oppreflive , que celle , dont ils croyoient s'être debaraftës. La raifon en étoit fimple. .La Royauté pouvoit & devoit naturellement les proteger, contre 1'oppreflion des. grands. Le pouvoir royal étoit utte barrière contre les vexations, auxquelles le peuple pouvoit être expofé. Cette barrière ótée, les grands mis en posfeillon de toutes les parties de 1'adminiftration publique , n'avoient plus de frein , & pouvoient imjmnément fe livrer a leurs paflions dominatrices. La ïégiflation de Dracon ne fit pas ceflèr les maux, dont les Athéniens étoient accablés. Voici encore comment Emmius en parle (p. 12.). Verum cum eb feveritatem nimiam .... cum progrejfu temporis, le'ges hae inciperent displicere, cumque primorum tumesceret ambitio, avaritia atque iniquitate locupletum premeretur 'mops plebs, cresceretque fupra <mödum aes alienum, atque hinc discordia & fa&iories exifierent, periculofque motus libertati exitiales viderentur imminere, omnium vero maxime divites. <xb ira plebis fibi metuerent, tandem ad extremum: civilat is cafum declinandum oculi omnium in Solonem funt converfu Remarquez bien ces mots iram plebis: ils vous indiquent la conduite, que lea grands avoient tenue, la peur qui les avoit faifi , & ïa. caufe qui les porta a avoir recours a Solon. Comparez , fi vous voulez vous en donner la peine, ■leur fituation & leurs mo'tifs a ceux, qui, a diffé-