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que je propofe, 1'Etat ne peut-il pas faire les frais du refte ? Difons-le , fans crainte de déplaire. Quand on veut avoir une Marine puiffante , il faut s'attendre a lui faire de grands facrifices ; ils paroitront bien moins confidérables, fi 1'on lépare des fonds de la Marine , ceux deftinés pour les Colonies ; ces deux objets, qui n'ont qu'une-même eaiffe , devroient être abfolument fe'pare's. Je vais plus loin , la régie r comme les dépenles des Colonies, devroient être détachées du Miniftere dè la Marine , & confiée a 1'habilcté d'un nouveau Secretaire d'Eïat, il y a de quoi 1'occuper autant que les autres»

Puifque ces citadelles fïottantes font li dilpendieufes, employons donc tous nos effbrts a les conferver , failbns les durer aufli long-temps qu'il fera poflible. J'ai fait voir ce que la propreté & les fbins aflidus d'une attention active & intéreffée peuvent produire ; je vais encore examiner , s'il n'y a pas d'autres moyens de veüler a leur confervation.

Jé vois d'abord, avec étonnement, que nos fortereffes, nos citadelles, les remparts mêmes de nos villes font, la plupart, garnis de canons de fonte , tandis que nos vaiffeaux gémilfent fous le poids énorme d'une artillerie de fer , moins difpendieufe , a la vérité, mais infiniment plus péfante & plus dangéreufe. Je ne vois pas pourquoi nos vaduaux. du premier 8c du iécond rang ne

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