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lont pas tous armés de canons de fbnt'e-1 & pourquoi les batteries de trente-iix de, nos vaiffeaux de foixante-quatorze, & cel-les de nos plus fortes frégates, ne font pas foutes fondues de ce métal ? C'eft qu'il eft uifiniment cher me repondra-t-on , fans doute , s'il falloit s'en procurer a prix d'argent; mais nous Pavons.il exifte, il eft trouve ce me'tal, il ne refte plus qu'a 1'emPjoyef- Eh effet, de quelle utilité directe eft a la France cette immenfe quantité de cloches que 1'on voit dans chaque Eglife des villes & de la campagne , dans ces Abbayes , ces couvents d'hommes & de filles auïïi multipliés qu'inutiles , a ces Chapelles de Confraires, qui ne devroient pas exifter ? Qu'on faffe main-baffes fur toutes ces cloches , fur ces carillons, produits de 1'orgueil & de Pabus des richeffes. Ne vaut-il pas mieux en dépouiller les Eglifes, que d'arracher Ia fubftanee de i'Ardfan & du Manoeuvre , que le Traitant vexe plus que 1'impót ne Pappauvrit ? Qu'on s'empare de tous les _ canons de fbnte qui borcfent les fortifications de nos Places frontieres, qu'on les rempiace par des canons de fer, & qu'on rélerye enfin pour la Marine & pour 1'Arfillerie des armées de terre, la foute ce Hiétal précieux, qui n'éclate jamais , &'ne produit pas les ravages trop fréquents que le fer occafïonne. II ne s*eft pas donné, pour ainfi-dire ,.dans cette guerre , un feul combat, entre des armées navales, qu'un ou

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