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L'homme des champs, ou les géorgiques françoises.

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QUATRIEME C E A 'N 'T. f$

:La saussaie encor frafchc et de pluie arrosée, Llierbe oïi trcmblentensor les gouttes de rosée» 'Rien ne Ia touche plus: elle va mille fois Et du bois ft I'dtable, ct de 1'étable au bois; S'en éloigne plaintive, y revient éplorée, Et s'en retoume enfin, seule et desespérée. (6) Quel cceur n'est point ému de ses tendres regrets! (7)

■Mime aux eaux, même aux'fieurs, même aux arbres muetSt La poësie encore, avec art mensongère, Ne pent-elle prêter une ame imaginaire? Tout semble concourir ft cette illusion. VoyeZ 1'eau caressaute embrasser le gason, 'Ces arbres s'enlacer, ces vignes tortueuses ■Embrasser les ormeaux de leurs mains amourcuses 'Et, refusant les sücs d'un terrain ennemi, ■Ces racines courir vers un sol plus ami. Ce mouvement des eaux et cet instinct dés plantes Suffit pour cnhardir vos fictions brillantes; Donnez-Icur donc ï'èssor. Que le jeune bouton Espère le zéphire, et craigne 1'aquilon! A ce Iys altéré versez 1'eau qu'il implore; Formcz, dans ses beaux ans, 1'arbre docile encore; Que ce tronc, enrichi de rameaux adoptes, Admire son ombrage et ses fruits empruntés ; Et, si lè jeune cep pródiguc son feuillage, DcmandCz gn'ce au fer en faveur de sou itge. Alors, dans ces objets oroyant voir mes égaux, La douce sympathie ft leurs biens, ft leurs maitx, Trouve mon cceur setisible, et votre heureuse adress» Me surprend pour xin arbre un moment de tendresse.

II est d'autres secrets: quelquefois ft nos yeux D'aimables souvenirs cmbellisscnt les lieux. J'aimc en vos Vers cc riche et brillant paysage; Mais si vous ajoutez: „*Lft de mon premier agej D s