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Lettres sur la Grèce.

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J'aurois voulu confoler ces belles affligées-, mals; je n'avois aucun droit fur leur cceur, & ne pou* vois leur infpirer en fi peu de tems affez d'intéféyt pour niériter d'effuyer leurs pleurs» Je fus que 1'une d'elles venoit de perdre 1'époux qu'elie aimoit. Oa difoit que c'étoit le plus-beau couple de l'lfle, que 1'amour les avoit unis, & qu'après un mois-de manage 1'infortuné jeune homme avoit fait naufrage. „ La mer, ajoutoit-on, 1'a dévoré „ en naiffant, car il n'avoit pas atteint fa ving„ tiè.me année. La cadet-te tendrement attachée a

fa fceur, pleure avec elle. Ce n'eft pas le feul ,, chagrin qui 1'occupe; elle a feize rns & elle-

n'eft pas mariée, & dans ce pays les hommes „ font rares; la mer en confomme une grande „ partie. Aufli plufieurs derilles reftent-fans époux."

Ce raifonnement m'a expliqué pcurquoi a Candie & dans plufieurs villes, on trouve des cafiotes qui fe font volontairement expatriées. Ces jeunas perfonnes n'ayant ni patrons, ui paiens, ni amis-, font obligées de fervir; leur innocence court de grands dangers; fouvent entrainées par 1'exemple., ou féduitts par de riches nigocians , elles mene-nt une vie licencieufe. J'en ai vu plufieurs qui avoitat oublié les mceurs de leur patrie; elles avoient perdu cette ingénuité, cette candeur qui fait le charme de leurs compatriotes.

Pendant mon féjour a Cafos, il arriva une barque chargée de riz, de meions, de grenadis & de fruits divers,. Prefque toutes les femmes daf-

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