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Camille, ou Lettres des deux filles de ce siecle.

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de ce fiecle. 93 mante, elle eft aimable, elle a toutes les vertus; fon éducation répond a fa naiffance. Abfente, je ferai intéreflante; & fi ma préfence n'acheve pas de le fubjuguer, c'eft qu'il n'eft pas de lefpece humaine, c'eft que 1'amour-propre n'eft plus le chemin du cceur des homnies. Avec cette idéé, le plan eft concu de fe faire connoitre de fes voifuas, de ces maifons que je méprifois d'abord, de s'inftnuer fans avoir 1'air de le chercher, de fe faire defirer & d'en impofer ; tout cela eft fi aifé a Padrefle d'une jolie femme, & fur-tout avec ces bons campagnards ! trop aifé pour ma gloire, en vérité , Nancy. — Je penfois a tout cela famedi : dimanche eft un jour de repos, mais non pas pour la coquetterie & les prétentions; il faut aller a 1'églife, y paroïtre avec la plus grande décence , & dans une fimplicité bien étudiée; ce fera avec cette robe brune, ce grand bonnet, ces grandes coëffes. — Betty m'accompagna, Sara & fon mari nous fuivirent; les yeux furent tournés fur moi, je n'écoutai que le fermon , j'édifïai par mon air attentif & religieux; je fais la charité a tous les pauvres, & je vois la confidération s'augmenter.