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Camille, ou Lettres des deux filles de ce siecle.

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13ö Lettres de deux Filtes je crois que j'ai été trop vif, & je veux" votre amitié, Ia mienne eft a vous pour Ia vie. Le Chirurgien recommanda Ia tranquillité, le filence, & lui fit prendre une potion calmante: deuxheures après, Sir Charles s'endormit, & ne fe réveilla qu'après cinq heitres d'un fommeil trèspaifible. Pour moi, j'étois loin du fommeil & du repos, j'étois en proie a mille réflexions pénibles; je me condamnois, je me hauTois, je me méprifois d'être ü peu maitre de moi, & de me conduire contre mes fentiments & contre mes principes. On ne peut exifier, il eft vrai, on ne peut vivre avec le mépris d'aucua homme; cependant qu'avois-je a craindre ? Sir Charles ne pouvoit pas me méprifer, il m'auroit eftimé même d'avoir répondu avec honnêteté, avec douceur è fes infultes, il fe les fut reprochées : & je me fuis laiffé aller a Ia colere , a la vengeance! je me fuis avili, je me fuis abaiffé au-deffous de eet homme fans vertu, qui a de fauffes idéés fur 1'honaeur, qui confond la bravoure, d'un foldat.avecla faufie valeur d'un bretteur ! Sir Charles me trouva auprès de lui a fon réveil: Quoi.' cher ami, me dit-il, vous .êtes refté auprès de moi pendant la nuife,