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S4 MÉMOIRES

iremiüons , non pas de crainte ni de terreur, mais de douleur, de tendrefie, de dófefpoir d'égaler jamais ceux dont nous déplorons la perte. Nous voyons la vertu affife fur leurs cendres glorieufes , nous montrant les lauriers immortels dont leurs fronts font couronnés;nousl'entendons qui nous crie avec une voix foudroyante : êtes-vous les fils de ceux qui giffent ici dans ; la pouffiere "i... Us étoient guer-

riers , citoyens , héros : quels mortels êtes-vous 1 Vous penfez approcher des morts; vous approchez des demi-Dieux; leurs (ombeaux font devenus leurs autels. Si vous ne vivez pas corame ils ont vécu, mourez. Quel arrêt effrayant ! & quelle lecon fublime ! frappés d'un fcntiment profond de vénération , nous nous profternons devant leurs Maufolées , que nous baifons avec un tranfport religieux: nous comemplons les images éplorées qui les environnent ; ici, c'eft la religion gémiflante, privée de i fes plus fermes foutiens : la , c'eft la patrie abattue qui pleure fes plus zélés & fes plus braves défenfeurs'. Nous voyons des armoiries fufpendues aux murs de nos Temples , des colonnes cou-

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