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Des États Généraux, et autres assemblées nationales.

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13S Lettres sur les anciens régence au prince a qui elle appartient cle droit} quand les rois n'y ont pas pourvu. Le cas dont il s'agit ici ne refiemble k aucun autre : le roi Jean, exercant pleinement 1'autorité fouveraine è la tête d'une armée, qui auroit pu faire des conquêtes, perd au milieu de fes états une bataille dans laquelle il demeure priüonnier : on juge bien qu'il n'avoit pas prévu un pareil événement, & que par conféquent il ne s'étoit pas précautionné par la nomination d'un régent de fon royaume, en cas qu'il füt enlevé. Sa prifon le rendit d'abord incapable de faire aucune difpofition législataire ; ainfi le gouvernement feroit demeuré vacant, fi fon fils aïné & fon fuccelfeur défigné , ne 1'avoit pris en main fous le titre de fon lieutenant. Mais pourquoi , me demandera-t-on , ne fe déclare-t-il pas régent? Ce titre n'étoit pas beaucoup plus relevé que 1'autre, & fuppofé qu'il le füt, il étoit de la bienféance que le fucceffeur néceffaire le portat par diftinction : & c'eif de-la , fans doute , que les premiers ont conclu qu'il attendoit a le recevoir d'autorité des états, feuls capables de 1'accorder quand le roi vivant ne l'a pas donné lui-même. Si l'on ccnfidere la chofe dans la thefe générale, a qui peut - on juger que la régence de 1'état appartienne fi ce n'eft k 1'héritier préfomptif, qui a le véri-