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Des États Généraux, et autres assemblées nationales.

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Dl S A V A R o »; 217

s'étoieniélevées a Poccafion de la régence , déterminerent les princes eux-mêmes a demander la convocation des états-généraux , afin de s'en rapporter k eux fur la forme de 1'adminiftration. Ici les réflexions de M. 1'abbé Garnier font importantes , &i nous ne pouvons nous difpenfer de les rapporter en entier.

« Cette propofition, dit-il, fit fremir ceux qui étoient fincérement attachés au jeune roi, On n'envifageoit dès-lors ces grandes affemblées , que comme le contre-poids de 1'autorité royale , & Pon croyoit qu'il étoit dan» gereux d'accoutumer le peuple a difputer avee fon maitre; d'ailleurs, dans quelle trifte conjoncfure entreprenoit-on de remuerla nation? Le peuple arccablé d'impöts & réduit au dernier défefpoir ; le clergé dépouillé de fes prérogative<; les grands perfécutés & trainés dans les prifons ; enfin , tous les ordres de I'état abhoroient la mémoire de Louis. Qui pouvoit affurer que la haine que Pon avoit pour le pere ne rejailliroit point fur le fils ? Et en ce cas , qui feroit fon défenfeur ? une jeune princeffe, a qui fon fexe ne permettoit pas même d'entrer dans cette affemblée : car on prévoyoit aifément que les princes , uniquementoccupés de leurs intéréts perfonnels , ne fongeroient qu'a flatter le peuple & a femer

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