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Des États Généraux, et autres assemblées nationales.

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sous Charies VUL 95 ces mêmes états cbftinés a n'accorder aucun fubfide , fi on refufoit leur demande. La contrainte pouvoit les jeter dans Ia révolte , & les partifans du duc d'Orléans n'auroient pas manqué de prefiter d'une fi belle occafion. Obligé de prendre fon parti , il crüt que la complaifance étoit moins dangereufe , qu'une fermeté trop inflexible j il fe rendit a 1'alTemblée 3 Sc lui adrelTa ce difcours: « Melfeigneurs des états , vous avez du connoïtre , par ce qui s'eft paffé jufqu'a ce jour , la confiance dont le roi vous honore , & le defir qu'il a de foulager fon peuple. C'eft & vous a prendre garde d'abufer de fa complaifance & de fes bontés. Vous voulez réformer les troupes : confidérez que le royaume ne peut fe paffer de défenfeurs : votre roi eft jeune , Sc par conféquent en butte aux complots. II feroit a defirer , fans doute , que Ia paix dont nous jouilfons fut permanente , & que le royaume ne fut menacé d'aucune guetre domeftique ni étrangere; mais il ne faut pas batir fur le fable , nï fonder le falut de 1'état fur de vains fouhaits : les troupes font les bras du corps politique ; fi vous les retranchez , il ne vous reftera plus qu'un ftupide animal expofé aux outrages de fes ennemis les plus méprifables : fi vohs confervez des troupes fans pourvoic a leur fubfiftance, elles