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Mêlanges de littérature orientale.

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SfS Mitangtt 9) créans. En ce cas, dit 1'autre, ce feroit vat-' w nement quetuentreprendroisdefouffler, mais „ récite pofément cinq ou fix de tes vers , je ne „ connois rien de fi chaud, que ce moyen ne 9> puilTe refroidir.

JUSTICE D'UN SULTAN.

L E Sultan Mafoud (i), fils du Sultan Mahmoud Sebukteghin, chaffoit, felon 1'ufage des Souverains d'Afie , avec une partie de fon armee : il rencontra un payfan qui paroiffoit accablédedouleur ; ce Prince lui demandaavec bonté le fujet de fa peine : » Seigneur , lui die , ce pauvre bomme, j'avois employé tous mes" foins depuis bien du tems a faire venir ur» *] melon, que je comptois vendre très-cher ; ., c'étoit toute la reffource de ma familie, un

des vötres vient de me le ravir. " Le Sultan lui promit prompte juftice : en effet il appella un de fes Officiers : „ J'ai le plus grand defir f

lui dit-il, de manger du melon , fi vous , pouvez m'en trouver un , je confens a le n PaYer très_ctier- " Celui-ci parcourut a 1'inf-

f i) Sultan Mafoud, fils de Mahmoud: il étoit lefecond Sultan de la Dynaftie des GazWévides: ce Pnnce pent miferablement par la révolte d'une partie de fon arrnée apres un Je"ne de treize ans. 11 étoit ,ufte &. lfeéial, êt fut wué ^ $gnt de Lettres de fon fiecle.