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Mêlanges de littérature orientale.

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'Mélanges

blement la guerre a fa fceur, de ee qu*elle goü* toit dans fon appartement des plaifirs auxquels elle ne vouloit pas 1'admettre.

La bienfaifante Abafa faifit 1'occafion de faire deux heureux, & de guérir le Prince d'une paiüon qui ne pouvoit lui être que funefte. Elle recut le Calife avec tous les refpects qu'elle devoita fon Souverain, & toute la tendrefle qu'elle avoit voué* a fon frere ; elle lui verfa elle-même des liqueurs délicieufes, &c fit exécuter devant lui, par fes femmes, des danfes légeres & brillantes, pour amufer fes yeux & égayer fon humeur. Puis lui demandant la permiflion de varier les plaifirs, elle fit contet plufieurs hiftoircs par celles de fes femmes qui s'en acquittoient avec le plus de grace. Comme le Prince prenoit plaifir a des contes ingénieux , Abaza fe mit a raconter a fon tour.

» Seigneur, lui dit-elle, je vais rapporter a )> Votre Majefté une hiftoire, dont la cataftro» phe fait également frémir 1'amour & 1'huma« nité. Un riche Marchand d'Agra avoit un n fils qu'il vouloit rendre heureux ; il lui choi„ fit une Époufe qu'il croyoit digne de lui, & it la fympathie des deux jeunes Amans juftifia t, bientót le choix du pere : tous trois auroient « joui d'un bonheur conftant, fi un méchant „ Vifir, qui ne fongeoi qu'a fatisfaire les de-