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Mêlanges de littérature orientale.

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4j£ Méfanges téuffit pas, Salahh-ddin (i), Roi d'Egypte & de Syrië, tómba dans une maladie très-dangereufe , dont peu s'en fallut qu'il ne mourut. Naffireddin Mehemmed fon coufin en ayant eu la nouvelle, écrivit aulfi-töt a Damas de la ville d'Hims oü il étoit , pour folliciter ceux qu'il croyoit lui être favorables de fonger a ledéclarer Sultan , au cas que Salahh-ddin vint a mourir. Salahh-ddin ne mourut pas;mais peu de tems après Naffir-eddin Méhemmed tomba malade ^ & mourut lui-même. Salahh-ddin qui avoit été informé de la démarche qu'il avoit faite, s'empara de fes richeffes & de tous fes biens, & quelque tems après il voulut voir un fils agé de dix ans qu'il avoit laiffé en mourant. On le lui amena, & comme il favoit qu'on avoit foin de fon éducation , il lui demanda oü il en étoit de la lecture de 1'Alcoran. II répondit avec efprit & avec une hardieffe qui furprit tous ceux

(l) Salahh-ddin eft le fameux Saladin de nos Hiftoires des Croifades , qui reprit Hierufalem 1'an ƒ85 de l'Hégire,de J. C. 1'an 1189, quatre ans après le fiege de Mouffoul, dont il eft ici parlé, la feule de toutes les entreprifes qu'il avoit faites jufqu'alors, qui ne lui réuffvt pas. Lorfqu'il fut arrivé devant la place, Sultan Atabek Azz-eddin Mafoud lui demanda la paix , en lui faifant propofer Ia ceftion de toute la Syrië. Mais Salahh-ddin , perfuadé par fon confeil, s'obftina i vouloir faire le fiege qu'Azz-eddin foutint fi vigoureufement, qu'il fut contraint de le lever avec honte, & de fe retirer après avoir fair une paix qui lui fut bien moins avantageufe que celle qui lui avoit été offerte.

'ïfiins eft le nom que les Arabss donnent a la ville d'Emefiii ta Syrië.