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Mêlanges de littérature orientale.

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43 8 Mélanges Le peuple du Meerit eft de toutle monde le peuple a qui il faut le moins fe fier. Le Prince pour qui vous me parlez n'eft préfentement qu'une fourmi; mais cette fourmi peut devenir un ferpent. De plus , un Prince n'a jamais moins a craindre d'un ennemi que lorfqu'il 1'a mis au fond du tombeau. (i)

Ginghizkhan avoit pris a fon ferment le Secretaire d'un Roi Mahométan qu'il avoit vaincu, pour l'empl&yer dans fes expéditions. Un jour , il eut a ccrire au Roi deMouffoulpourlui mander de donner paffage a un detachement de fes troupes qu'il avoit envoyé de ce cóté-Ia , & il fit venir ce Secretaire a qui il dit, en termes fort précis, ce qu'il vouloit que Ia lettrecontint. Le Secretaire accoutumé au ftyle pompeux &r rempli de titres emphatiques que tous les Princes Mahométans de ce tems-la fe donnoient, dreffa une Lettre en Arabe , tiffue de belles penfées Sc de mots recherchés , Sc la pré-

( i"l G;»ugik!',''n étoit I'ainé des fils de Genghizkhan qui lui donna Ie kommandement abfolu fur tous les pays qui s'étendent depuis l,i qjande Tartarie au deffus de la Mer Cafpienne & de la mer Noire , & une grande partie de la Mofcovie y étoit comprife. II mourut quelque tems avant la mort de Genghiz han.

Le pnys de Meerit eft une province du Mogollftan , dans la grande Ttrtarie , dont le Roi & le peuple avoient caufé de grandes traverfes a Genghizkhan dans fa jeuneffe , & qui étoient eutrés dans toutes tes ligues qui s'étoient formées contre lui. C'eft pourquoi , il ne faut pas s'étonner qu'il n'nitpas voulu écouter lesprieres de fon fils Giougi pour facriiier ce jeune Prince * ion reffentiment.