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Chretiennes. SeS. X. §1

tandis que 1'homme débonnaire eft eftimé & chéri de tout le monde , on évite & fuit 1'homme violent ótemporté, avec autant de foin qu'une béte furieufe.

La Débonnaireté conftitue proprement la fobriété de 1'ame, & lui donne un fond de fagefle «Si de prudence; au beu que la colere égare la raifon, met 1'homme hors de lui, & le porte fouvent a des aêtions qu'il détefte, quand il eft revenu de fon emportement. Combien de gens onc fait dans un tranfport de colere des chofes, dont ils fe font repentis pendant toute leur vie!

Ajoutez que Ia Débonnaireté rend toutes fortes de conditions douces & fupportables. Quand on fouffre les affliétions avec tranquillité, on en émouiTe la pointe, & elles ne blefient plus; au-lieu que ceux qui s'irritent & s'impatientent en aiguifent les trairs: fouvent même ils tournent contre eux des chofes , qui par elles. mömes ne peuvent leur nuire; telles font parexemple les paroles ofFenfantes, qui ne peuvent faire de mal, puifqu'elles ne bleffent point le corps, & ne font aucun tort è nos biens; tout celui qu'elles nous peuvent faire, c'eft de nous mettre en colere, & alors cette paflïon nous caufe de bien plus grands maux • au-beu que, lorfqu'on les lailTe paffi^

trajota

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