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tïS Le Bachelier

de vous , & recevoir vos ordres. Je partïra! dans deux jours pour Alcaraz, pour contenter l'envie que j'ai de revoir les auteurs de ma naiffance. Don Alexis mon maitre, me permet de faire ce voyage , a condition que je ferai de retour dans deux mois. Mon enfant ,'lui dis-je, le defir qui te prefle eft louable, & il eft jufte que tu le fatisfaffes; mais quand tu auras paffe quelques jours avec des perfonnes fi chères, reviens promptement a Madrid. Tu connois 1'inconftance des grands feigneurs, tu pourro:s perdre ta place , qui ne fauroit manquer de te conduire a une fortune confidérable. Oh 1 ne craignez pas, repliqua-t-il, que je m'amufe a me divertir avec mes anciens amis. J'ai déja pris 1'efprit de la cour , je ne pourrois plus vivre en province. Hé! par quelle voiture,lui dis-je, prétends-tu t'en aller ? Sur un des meiïieurs chevaux de nos écuries , répartit-il , & fuivi d'un laquais du logis , qui aura la livrée de Gelves, & qui fera auffi-bien monté que moi. Un intendant de grande maifon ne doit pas voyager en gredin. Véritablement deux jours après, Tofton partit fur un fuperbe cheval, fuivi d'un laquais revêtu d'une livrée brillante, & chargé des dépêches que je lui remis pour mes beaux-frères.

Pendant fon abfence, il arriva des changemens heureux pour la maifon de Gelves, don Alexis

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