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Les liaisons dangereuses ou Lettres recueillies dans une sociéte, & publiées pour l'instruction de quelques autres.

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DANGEREUSES. moi. Je lui ai tant dit que l'amour honnête étoit le bien fuprême, qu'un fentiment valoit mieux que dix intrigues > que j'étois moi-même, dans ce moment, amoureux Sc timide \ il m'a trouvé enfin une facon de penfer fi conforme a la fienne, que dans 1'enchantement oü il étoit de ma eandeur, il m'a tout dit 6c m'a juré une amitié fans réferve. Nous n'en fommes guere plus avancés pour notre projet.

D'abord, il m'a paru que fon fyftême étoit qu'une demoifelle mérite beaucoup plus de ménagemens qu'une femme, comme ayant plus a perdre. ïl trouve, furtout , que rien ne peut juftifier un homme de mettre une fille dans la néceffité de 1'époufer ou de vivre déshonorée, quand la fille eft infiniment plus riche que l'homme, comme dans le cas oü il fe trouve. La fécurité de la mere, la eandeur de la fille, tout 1'intimide 8c 1'arrête. L'embarras ne feroit point de combattre fes raifonnemens , quelque vrais qu'ils foient. Avec un peu d'adreffe 6c aidé par la palfion, on les auroit bientöt détruits; d'autant qu'ils prêtent au ridicule , Sc qu'on auroit pour foi 1'autorité. de 1'ufage. Mais ce qui empêche qu'il n'y ait de prife fuc