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DE t O 1 ! u ï; iWt 'dont U avoit pris la clé; ils s'étoient cachés le Vifage de leurs manteaux ; & voyant leurs maltredes couvertes de mantes, ils les emmerièrent avec beaucoup de diligence Sc de feeree. Elles trouvèrent un earrode au bout de la rue, auquel ils firent prendre le chemin du port, une chlloupe les attendoit avec quelques gentilshommesj ils entrèrent dedans, Sc firent promptemenÊ ram er.

lis joignirent le vaideau qui les attendoit, & qui mit aufii-tot a la voile pour Venife. Leonorö Sc Matilde furent conduites par le capitaine dan9 la chambre de poupe; un vent fraisqui s'éleva, fur très-favorable a la fuite de ces tendres amans $ chacun d'eux placé vers fa maïtrede , lui témoigna fa joie & fa reconnoidance. Mais elles fe trouvoient url peu étonnées de la démarche qu'elles venoient de faire : des filles qui avoient padé toute leur vieauprès d'une mère plus rigide qu'aucune autre, pouvoient bien réfléchir fur une démarche de cette nature. Don Fernand n'eut pas de peine a pénétrer dans quel état étoit leur efprit; il en redentitde 1'inquiétude; & comme il étoit fort amufant, pour les diftraire de la profonde rêverie ou elles fembloient s'abandonuer , il leur propofa de leur dire un conté, puifqu'elks ne vouloient pas encore fe coucher; elles en Tome III. L

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