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B t A N C H 2: jfj

plus furieufe aventure qui fe foit jamais paffee5 car enfin , vous le dirai-je , feigneur ? ces bar* bares créatures poufsèrent leur dragon fur lui, & a mes yeux il le dévora.

Défefpérée de fon malheur & du mien , je me jetai dans Ia gueule de cet horrible monftre , voulant qu'il m'engloutït, comme il venoit d'engloutir tout ce que j'aimois au monde. 11 le vouloit bien auffi; mais les fées encore plus cruelles que lui ne le voulurent pas ; il faut, s'écrièrent-elles , Ia réferver a de plus longues peines, une prompte mort eft trop douce pour cette indigne créature. Elles me touchèrent, je me vis aufli-töt fous la figure d'une Chatte blanche ; elles me conduifirent dans ce fuperbe palais qui étoit a mon père; elles métamorphosèrent tous les feigneurs & toutes les dames du royaume en chats & en chattes ; elles en laifsèrent a qui l'on ne voyoit que les mains , & me xéduifirent dans Ie déplorable état ou vous me trouvates , me faifant favoir ma naiflance, la mort de mon père , celle de ma mère, & que je ne ferois délivrée de ma chatonique figure , que par un prince qui reflembleroit parfaitement a 1'époux qu'elles m'avoient ravi. C'eft vous, fei gneur, qui avez cette reflemblance , continua-t-elle , mêmes ttaits, même air, même fon de voix ; j'en fus frappée aufli-töt que je vous;' Tornt III, Kk

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