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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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un jout ; que j'abufois de toutes fes bontés, que je me difpofalTe l ne plus leur réfiftei, ou que je me preparate au plus cruel fupplice. Mes larmes ni mes foupirs ne purent rien gagner fur fon cceur irritc , elle me ramena dans ce féjour infortuné , & m'abandonnant a tout mon défefpoir , elle m'y laifla plus motte que vive. Je la rappelai, comme elle étoit prète de e'éloigner. Ah ! madame , lui dis-je , comment voulez-vous que j'époufe le roi des monftres , puifque je fuis promife a Yphydamante ? il n'eft pas en mon pouvoit de rompre des fermens fi faintement jurés. La Rancune ne goüta pas mes excufes • & fans m'écouter davantage , elle me laifla avec ce matrak tyran , cent fois plus cruel qu'il n'eft effroyable. Je demeurai fans fentiment quand je me vis feule avec lui, une longue foiblete fuccéda a mes pleurs 5 mais enfin je revins a moi-même , fans qu'il me donnat nul fecours , me difant que je ne méritois pas qu'il prit foin de ma vie ; qu'il ne vouloit plus m'époufer j que les Fées lui élevoient une belle jeune princefle , qui fans doute étoit vous, madame; mais que je n'en ferois pas plus heureufe ; que puifque je n'étois fenfible que pour Yphydamante , il me le feroit venir pour partager les peines qu'il me préparoit. Toute la nuit fe paffa dans une fi trifte converfation, & le jour ne parut pas plutót, que

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