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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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S32 Les .mille et une Nüits, elle, n'eft-ce pas la ton amant ? Elle jeta fur moi* fes yeux languiffans, & répondit triltement: Je ne le connois pas; jamais je ne 1'ai vu qu'en ce moment. Quoi ! reprit le génie, il eft caufe que tu es dans 1'état oü te voilé fi juftement, & tu ofes dire que tu ne le connois pas ? Si je ne le connois, repartit la princeffe, voulez-vous que je faffe un menfonge, qui foit la caufe de fa perte? Hé bien, dit le génie, en tirant un fabre, & le préfentant è la princefie, fi tu ne 1'as jamais vu prends ce fabre & lui coupe la tête. Hélas! dit la princefie, comment pourrois-je exécuter ce que vous exigez de moi ? Mes forces font tellement épuifées que je ne faurois lever les bras ; & quand je le pourrois, aurois-jele courage <le donner la mort a une perfonne que je ne connois point, a un innocent. Ce refus, dit alors Ie génie a la princeffe, me fait connoïtre tout ton crime. Enfuite fe tournant de mon cöté: Et toi, me dit-il, ne la connois-tu pas ?

J'aurois été le plus ingrat & le plus perfide de tous les hommes, fi je n'euffe pas eu pour la princeffe la même fidélité qu'elle avoit pour moi qui étois la caufe de fon malheur. C'eft pourquoi je répondis au génie : Comment la connoitroisje, moi qui ne 1'ai jamais vue que cette feule fois? Si cela eft, reprit-il, prends donc ce fabre & coupe-lui la tête. C'eft è ce prix que je te met^