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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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246 Les mille et une Nuits,

doute, être fort furpris.de celle m,P ;w

, . c , r eiJe <lue J eprouvai

quand je fus de retour a Damas

En arrivant en cette ville, j^ai defcendre chez Ie marchand jouaillier, qui me regut avec joie, & qui voulut m'accompagner lui-même jufques dans ma maifon, pour me faire voir que perfonne n'y étoit entré pendant mon abfence. En effet, le fceau étoit encore en fon entier fur la ferrure. J'entrai, & trouvai toutes chofes dans le même état oü je les avois laiffées.

En nettoyant & en balayant la falie oü j'avois mangé avec les dames, un de mes gens trouva un colher d'or en forme de chaine, oü il y avoit d efpace en efpace dix perles très-grofles & trèsparfaites; ij me 1'apporta, & je le reconnus pour celui que j'avois vu au col de la jeune dame qui avoit été empoifonnée. Je compris qu'il s etoit détaché, & qu'ii e'toit tombé fans que je m'en fuffe appercu. Je ne pus le regarder fans verfer des larmes, en me fouvenant d'une perfonne fi aimable , & que j'avois vu mourir d'une manière fi funefte. Je 1'enveloppai, & le mis précieufement dans mon fein.

Je paffai quelques jours k me remettre de la fatigue de mon voyage; après quoi, je commencai k voir les gens avec qui j'avois fait autre* fois connoilfance. Je m'abandonnai a toutes fortes de plaifirs, & infenfiblement je dépenfai tout