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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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Contes Arabes. 247 mon argent. Dans cette fituation, au lieu de vendre mes meubles, je réfolus de me défaire du collier; mais je me connoiffois fi peu en perles, que je m'y pris fort mal, comme vous 1'allez entendre.

Je me rendis au Bezeftêin, oü tirant a part un crieur, & lui montrant le collier, je lui dis que je le voulois vendre, & que je le priois de le faire voir aux principaux jouailliers. Le crieur fut furpris de voir ce bijou. Ah, la belle chofe, s'écria-t-il après 1'avoir regardé longtemps avec admiration? jamais nos marchands n'ont rien vu de fi riche; je vais leur faire un grand plaifir, & vous ne devez pas douter qu'ils ne les mettent a un haut prix a 1'envi l'un de 1'autre. II me mena a une boutique, & il fe trouva que c'étoit celle dupropriétaire de ma maifon. Attendezmoi ici, me dit le crieur, je reviendraibientöt vous apporter la réponfe.

Tandis qu'avec beaucoup de fecret il alla de marchand en marchand montrer le collier, je m'affis prés du jouaillier, qui fut bien-aife de me voir, & nous commencames a nous entretenir de chofes indifférentes. Le crieur revint; & me prenant en particulier, au lieu de me dire quon eftimoit le collier pour le moins deux mille fchérifs, il m'aflüra qu'on n'en vouloit donner que cinquante. C'eft qu'on m'a dit, ajouta-t-il,

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