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2 Les mille et une Nuits, voifin lui répondit qu'il ne favoit autre chofe finon qu'Ebn Thaher étoit allé faire un voyageII n'eut pas befoin d'en favoir davantage , & il fongea d'abord au prince de Perfe. Malheureux prince, dit-il en lui-même, quel chagrin n'aurez-vous pas quand vous apprendrez cette nouvelle ? Par quelle eïitremife entretiendrezvous le commerce que vous avez avec Schemfelnihar ? Je crains que vous n'en mouriez de défefpoir. J'ai compaffion de vous ; il faut que je vous dédommage de la perte que vous avez faite d'un confident trop timide.

L'afFaire qui 1'avoit obligé de fortir , n'étoit pas de grande conféquence; il la négligea, & quoiqu'il ne connüt le prince de Perfe que pour lui avoir vendu quelques pierreries, il ne lailTa pas d'aller chez lui. II s'adreua a un de fes gens, & le pria de vouloir bien dire a fon maïtre qu'il fouhaitoit de 1'entretenir d'une affaire très-importante. Le domeftique revint bientöt trouver le jouaillier, & 1'introduifït dans la chambre du prince, qui étoit a demi-couché fur le fopha, la tête fur le couffin. Comme il fe fouvint de 1'avoir vu, il fe leva pour le recevoir, lui dit qu'il étoit le bien - venu ; & après 1'avoir prié de s'afleoir, il lui demanda s'il y avoit quelque chofe en quoi il put lui rendre fervice, ou s'il venoit lui annoncer quelque nouvelle qui le

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