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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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Contes Arabes. i ï 3 Le pauvre grand-vifir eifuya patiemment toute Ia colère du prince Camaralzaman par refpeóh Me voila, dit-il en lui-même , dans le même cas que l'efclave : trop heureux fi je puis échapper comme lui d'un fi grand danger. Au milieu des coups dont le prince le chargeoit encore : Prince, s'écria-t-il, je vous fupplie de me donner un moment d'audience. Le prince las de frapper, le laiffa parler.

Je vous avoue , prince, dit alors le grandvifir en dinimulant, qu'il eft quelque chofe de ce que vous croyez. Mais vous n'ignorez pas la néceffité oü eft un miniftre d'exe'cuter les ordres du roi fon maïtre. Si vous avez la bonté de me le permettre, je fuis pres d'aller- lui dire de votre part ce que vous m'ordonnerez. Je vous le permets, lui dit le prince; allez, & dites-lui que je veux époufer la dame qu'il m'a envoyée ou amenée, & qui a couché cette nuit avec moi : faites promptement, & apportez-moi la réponfe. Le grand-vifir fit une profonue révérence en le quittant, & il ne fe crut délivré que quand il fut hors de la tour, & qu'il eut refermé la porte fur le prince.

Le grand-vifir fe préfenta devant le röi Schahzaman avec une trifteffe qui 1'affligea d'abord. Eh bien, lui demanda ce monarque, en quel état avez-vous trouvé mon fils ? Sire, Tome ÏXt H