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Contes Arabes. ƒ15

table vis-a-vis 1'un de 1'autre, de manière que Ie magicien avoit le dos tourné au buffet. En lui préfentant ce qu'il y avoit de meilleur, la princeffe lui dit : Si vous voulez, je vous don-, nerai le plaifir des inftrumens & des voix; mais comme nous ne fommes que vous & moi, il me femble que la converfation nous donnera plus de plaifir. Le magicien regarda ce choix de la princeffe pour une nouvelle faveur.

Après qu'ils eurent mangé quelques morceaux, la princeffe demanda a boire. Elle but a la fanté du magicien ; & quand elle eut bu : Vous aviez raifon , dit-elle, de faire éloge de votre vin , jamais je n'en avois bu de fi délicieux. Charmante princefie , répondit - il, en tenant a la main le gobelet qu'on venoit de lui préfenter, mon vin acquiert une nouvelle bonté par 1'approbation que vous lui donnez. Buvez a ma fanté , reprit la princeffe , vous trouverez vous-méme que je m'y connois. II but a la fanté de la princeffe. Et en rendant le gobelet; Princeffe, dit-il, je me tiens heureux d'avoir réfervé cette pièce pour une fi bonne occafion; j'avoue moi-méme que je n'en ai bu-de ma vie de fi excellent en plus d'une manière.

Quand ils eurent continué de manger, & de boire trois autres coups, la princeffe qui avoi| Tome X% Kk

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