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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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pour lui des nöces : il étoit pret a les avaler , lorfque 1'un de c, s grains lui paria de la forte: bel oifillon , mon ami, de grace ne nous mange pas! nous ignorons encore le bonheur de vivre; a!de-nous plutöt a en jouir ; porte-nous fur ce mürier & reviens dans quelque tems , tu verras des merveilles.

Le petit oifeau qui n'étoit ni cruel ni vorace, fit ce que ces grains lui demandoient; il les dépofa fur une feuillc. La curiofité le ramena, au bout de quelques jours , auprès de fes petits grains parlans : il les cherchoit de tous fes yeux , & n'appercevoit, a 1'endroit ou il les avoit lahTés, que deux petites chenilles ; ce ne font pas lal. dïtil , nos deux amis , ils avoient la figure ronde , & ceux-Ia onr le corps long; ces nouveaux venus les auront fans doute dévorés. II alloit les en punir, lorfqu'une de ces chenilles lui dit: cher oifillon , nous fommes res petits grains ; laifTenous ronger ces feuilles , & tu feras encore plus dans 1'admiration : X la bonne heure, réponditil ; la-defTus il les quitta. II revint quelque tems après ; il vit fes deux élèves étendus fur le dos &c fans mouvement : comme ils avoient groffi, hélas! s'écria-t-il ; ils font surement morts puifqu'ils font enflés: oifiilon s'en alla fort trifte. Peu de jours après , en voltigeant autour du niurier, il fut tranfponé de joie de retrouver