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Vj P R Ê F A CE.

& le peuple avoient pour lui une vënération fmgulière a caufc qu'il étoit de la race de Mahomer; & ils le craignoient, paree qu'il paffoit pour un favant cabalifte. Le roi Schah - Soliman même le refpedoit i un point, que fi par hafard il le rencontroit fur fon paflage, ce prince defcendoit auffi - tot de cheval, & lui alloit baifcr les étriers.

Moclès étant encore fort jeune, s'avifa de traduire cn Perfan des comédies Indiennes , qui ont été traduices en toutcs les langu.es orientalcs, & dont on voit a la bibüothëque du roi une tradu&ion Turque fous le titre de Aifaraga BadalSchidda , ce qui fignifie la joie après l'affli&ion.. Mais le tradu&eur Perfan , pour donner a fon ouvrage un air original, mie ces comédies en Contes , qu'il appella Hc\aryck- Rou^ c'eft-a-dire Mille Sc un Jour. II confia fon manufcrit au fieur Pétis de la Croix, qui étoit en liaifon d'amitié avec lui a lfpahan en 1675 > & même il lui perrak d'en prendre une copie.

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