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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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Contes Persan s. 43 y opéroit , que fon vifage changeoit de moment en moment, il s'attendrit & fe mie a pleurer. Seigneur, lui dit alors fa fille , je vous conjure par la tendrefïe que vous avez toujours eue pour moi, d'ordonner que mes dernières volontés foient exaórement fuivies ; je veux qu'après ma mort, aucuneautre femme que Calé-Cairi, ne lave mon corps , ne le frotte de parfums ; je fouhaite que mes autres efclaves ne partagent point eet honneur avec elle; je demande encore qu'elle me veille feule la première nuit, & que perfonne qu'elle n'arrofe de fes larmes mon tombeau ; je veux que ce foit cette efclave zélée, qui prie le prophéte de me fecourk contre les affauts des mauvais anges (a).

(ai Les Mutfulmans croient que dès qu'un Mahoméran eft enterré deux méchans diables, appelles Munkir & Nekir , tous deux hoïri & furieux, 1'un armé d'une grolTe mafTe de fer, & 1'autre d'un long croc de cuivre tout touge, fe préfentent devant lui d'un air men«. Sant; qu'ils lui ordonnent de lever Ia tête, de fe mettre A genoux, & de leur dernander gtace pour fon ame ; ce que fe mort a la complaifance de faire : il reprend alors la vie, & rend compte de fes aSions ; s'il a toujours honoré Mal.omet, ces deux démons fe retirentpleinsde ftonte & de confufion, & font place i deux bons anges vêtus de robes de foie bianche, qui le viennent confoier • mais au contraire, s'il n'a pas fidellement fuivi les maximes de 1'Alcoran, Munkir & NeJHr ne 1'abandonnent point, & prennent plaift a cxercer fur lui leur rage diabolique ; 1'un d'un coup de mafTe qu'il lui d.charge lur la téte , 1'onfonce de dix toifes dans Ia tetre & i'autre auffi-töt avec fon croc I'auire en haut; ils le tourmentent de cette facon, jufqu'a ce qu'il prenne enyie i Mahomet de faire

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