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Le cabinet des fées, ou Collection choisie des contes des fées

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Contes Persan s. 435 chofe 11 doucement, ne défefpéra pas de la rcduire, & devint plus hardi : O ma reine, lui dit-il, tout ce que vous me pourriez dire la-delfus feroit inutile! Ecoutez plutót mes foupirs, &c ro cevez mes fervices. Je me ceindrai de la ceinture de 1'efclavage, & je ferai votre efclave jufqua Ia mort. Soyons d'accord enfemble , & que notre intelligence foit fi fecrète que nous puiflfons être a 1'abri de la médifance. A ce difcours Replïma ne put retenir fa colère : Ah! fcélérat, s'écriat-elle, tu ne te foucies que de cacher ton crime aux yeux du monde; tu ne crains que d'être déshonoré parmi le peuple; tu ne te mets nullement en peine de 1'offenfe que tu fais a ton frère & au ciel, qui voit le fond de ton ame. Mais celfe de te flatter; j'aimerois mieux mille fois mourir , que de fatisfaire ta paflion criminelle.

Un autre , moins brutal que Revendé, feroit peut-être rentré en lui-même a ces paroles, & en auroit eftimé davantage Repfima. Pour lui , voyant qu'il ne pouvoir la féduire, il réfolut de la perdre pour s'en venger : voici comme il s'y prit. Une nuit pendant qu'elle étoit en prière, il fit entrer fecrètement un homme dans la maifon de Temim. Cet homme s'introduifit doucement dans la chambre de la dame. Alors Revendé, fuivi de quatre témoins qu'il avoit fubornés, enfonca la porte de la maifon, & courant oü étoit fa belle-

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